M’amour, tu as trahi ma jeunesse peu caute

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M’amour, tu as trahi ma jeunesse peu caute.

Je brûle t’oeilladant, certes je n’en puis plus !

Vois ma couleur changeante et vois mes sens émus,

Je suis près du péril de l’agréable faute.
Je ne quiers si tu es papiste ou huguenote,

Amour n’a point de loi. Malheureux sont tenus

Ceux qui ne sont sujets de la belle Vénus,

Qui fuit l’ombre d’honneur comme une chose sotte.
Quel bonheur, quelle joie est-ce qu’on en reçoit ?

C’est un abus commun qui les femmes déçoit,

Où l’amour est un bien qui réjouit notre âme.
C’est trop dit, je me perds, ha mon dieu ! je me meurs,

Je sens une liqueur qui doucement me pâme.

Bienheureux qui finit entre tant de faveurs.

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