Puisque le cœur même, et le temps

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Puisque le cœur même, et le temps,

Et les chétives circonstances

Peuvent altérer la constance,

J’ai bien fait de t’aimer autant !
J’ai bien fait de graver mon âme

Sur le joyau de ton regard,

Pour qu’un jour toi-même réclames

Contre les assauts du hasard,
Pour que jamais plus tu n’oublies

Cette chaîne des yeux mêlés,

Ces flambeaux perforants qui lient

Deux corps avides et comblés.
— L’orgueilleuse et calme décence

Qui succède à la volupté

Vient de ce que la conscience

Veut que ce qui fut ait été…

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