L’amour

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Vous demandez si l’amour rend heureuse ;

Il le promet, croyez-le, fût-ce un jour.

Ah ! pour un jour d’existence amoureuse,

Qui ne mourrait ? la vie est dans l’amour.
Quand je vivais tendre et craintive amante,

Avec ses feux je peignais ses douleurs :

Sur son portrait j’ai versé tant de pleurs,

Que cette image en paraît moins charmante.
Si le sourire, éclair inattendu,

Brille parfois au milieu de mes larmes,

C’était l’amour ; c’était lui, mais sans armes ;

C’était le ciel… qu’avec lui j’ai perdu.
Sans lui, le coeur est un foyer sans flamme ;

Il brûle tout, ce doux empoisonneur.

J’ai dit bien vrai comme il déchire une âme :

Demandez-donc s’il donne le bonheur !
Vous le saurez : oui, quoi qu’il en puisse être,

De gré, de force, amour sera le maître ;

Et, dans sa fièvre alors lente à guérir,

vous souffrirez, ou vous ferez souffrir.
Dès qu’on l’a vu, son absence est affreuse ;

Dès qu’il revient, on tremble nuit et jour ;

Souvent enfin la mort est dans l’amour ;

Et cependant… oui, l’amour rend heureuse !

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