Prophétie

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Tes cheveux aux blonds verts s’imprègnent d’émeraude

Sous le ciel pareil aux feuillage clairs.

L’odeur des pavots se répand et rôde

Ainsi qu’un soupir mourant dans les airs.

Les yeux attachés sur ton fin sourire,

J’admire son art et sa cruauté,

Mais la vision des ans me déchire,

Et, prophétiquement, je pleure ta beauté !
Puisque telle est la loi lamentable et stupide,

Tu te flétriras un jour, ah ! mon lys !

Et le déshonneur public de la ride

Marquera ton front de ce mot : Jadis !

Tes pas oublieront ce rythme de l’onde ;

Ta chair sans désir, tes membres perclus

Ne frémiront plus dans l’ardeur profonde :

L’amour désenchanté ne te connaîtra plus.
Ton sein ne battra plus comme l’essor de l’aile

Sous l’oppression du cœur généreux,

Et tu fuiras l’heure exquise et cruelle

Où l’ombre pâlit le front des heureux.

Ton sommeil craindra l’aurore où persiste

Le dernier rayon des derniers flambeaux :

Ton âme de vierge amoureuse et triste

S’éteindra dans tes yeux plus froids que les tombeaux.

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