Tu m’as rendu la veuë, Amour, je le confesse

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Tu m’as rendu la veuë, Amour, je le confesse.

De grace que c’estoit à peine je sçavoy,

Et or toute la grace en un monceau je voy,

De toutes parts luisant en ma grande maistresse.
Or de voir et revoir ce thresor je ne cesse,

Comme un masson qui a quelque riche paroy

Creusé d’un pic heureux qui recele soubs soy

Des avares ayeux la secrette richesse.
Or j’ay de tout le bien la cognoissance entiere,

Honteux de voir si tard la plaisante lumiere :

Mais que gagne je, Amour, que ma veuë est plus claire,
Que tu m’ouvres les yeux, et m’affines les sens ?

Et plus je voy de bien, et plus de maulx je sens :

Car le feu qui me brusle est celuy qui m’esclaire.

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