La vieille échelle

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Gisant à plat dans la pierraille,

Veuve à jamais du pied humain,

L’échelle, aux tons de parchemin,

Pourrit au bas de la muraille.
Jadis, beaux gars et belles filles,

Poulettes, coqs, chats tigrés

Montaient, obliques, ses degrés,

La ronce à présent s’y tortille.
Mais, une margot sur le puits

Se perche… une autre encore ! et puis,

Toutes deux quittant la margelle
Pour danser sur ses échelons,

Leurs petits sauts, tout de son long,

Ressuscitent la pauvre échelle.

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