Sur mes vingt ans, pur d’offense et de vice

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Sur mes vingt ans, pur d’offense et de vice,

Guidé, mal-caut, d’un trop aveugle oiseau,

Ayant encore le menton damoiseau,

Sain et gaillard je vins à ton service.
Mais, ô cruelle, outré de ta malice,

Je m’en retourne en une vieille peau,

En chef grison, en perte de mon beau :

Tels sont d’Amour les jeux et l’exercice.
Hélas, que dis-je ! où veux-je m’en aller ?

D’un autre bien je ne me puis soûler.

Comme la caille, Amour, tu me fais être,
Qui de poison s’engraisse et se repaît.

D’un autre bien je ne me veux repaître,

Ni vivre ailleurs, tant ta poison me plaît.

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