La châtaigneraie

Gloire à cette rencontre, en ces fonds de la Marche,

Surgissant, après tant de tours et contremarches,

D’une châtaigneraie, immense, en vétusté,

Comblant tout un ravin de son énormité !
Vivent ces châtaigniers, monstres et patriarches,

Lugubres frères noirs en la difformité,

Horrifiant l’endroit par la solennité,

Le morne, et le croulant de leurs rameaux en arches !
Grave, tombe au sol frais leur grande ombre qui marche

Sur des cèpes suintant leur venin fermenté.

Vivent ces châtaigniers, monstres et patriarches,

Lugubres frères noirs en la difformité !
Leurs troncs où les renflés d’écorce font des marches,

Moussus, ont pour l’orfraie un escalier ouaté,

Et la sifflante bête, à la torse démarche,

Trouve, en leur gros pied cave, abri, sécurité.

Vivent ces châtaigniers, monstres et patriarches !

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La châtaigneraie
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